Un Nasri fantomatique
L'équipe de France a souffert hier soir en Biélorussie où elle n'a pu faire mieux qu'un match nul 1-1, mais peut-être pas autant que les téléspectateurs français qui l'ont regardé. Une véritable purge ce match face à une équipe B de Biélorussie, très bien organisée et qui a sorti une belle prestation.
On peut mettre ça sur le compte du manque de compétition de la plupart des joueurs, mais on était en droit de s'attendre à bien mieux, d'autant plus que c'était un match officiel comptant pour le qualification à l'Euro 2012.
"NASRI (3,5) : Alors évidemment, on ne peut pas dire qu'il ait été servi dans de bonnes conditions par ses partenaires. Mais ce faible approvisionnement n'exonère pas l'ancien marseillais de ses propres carences. On est en droit d'attendre autre chose d'un meneur de haut niveau. Hormis deux ou trois ballons bien donnés, son apport offensif s'est révélé bien trop insuffisant."
Force est de reconnaître que le Gunner n'a rien montré hier soir, mais les "deux trois ballons bien donnés" dont parle Pierre Ménès étaient de vraies occasions de but pour les Bleus mais Benzema n'a pas réussi à les exploiter correctement. Bien entendu le compte rendu de ce match aurait été tout autre dans le cas inverse.
Nasri trop altruiste ?
Mais ce qui est frustrant dans ses prestations en équipe de France, c'est qu'on sent qu'il joue avec le frein à main et qu'il ne prend pas assez de risques. Face à une équipe très bien organisée défensivement, la marge de manoeuvre tricolore était plutôt réduite et ils devaient souvent combiner dans un mouchoir de poche. Dans ce cas de figure, très difficile de donner de bons ballons car les risques d'interceptions sont élevés.
Pour avoir cet espace nécessaire, et pouvoir organiser le jeu, Samir a beaucoup décroché et s'est même retrouvé à organiser le jeu depuis la défense centrale, ce qui a bien souligné la difficulté des joueurs de Laurent Blanc à combiner dans les derniers mètres.
Voilà qui est bien dommage car on a vu sur deux, trois actions où il partait en dribbles qu'il pouvait apporter le danger dans la surface adverse. Il a d'ailleurs bien prouvé cette saison avec Arsenal qu'il pouvait faire très mal lorsqu'il percute et que son efficacité devant le but était redoutable.
On est d'accord que le rôle premier d'un meneur de jeu est de distribuer les ballons mais le propre des grands numéros 10 et aussi d'arriver à débloquer les situations à eux tout seul quand les choses vont mal. Manque de jus ou refus d'aller au charbon ? Ce qui est sûr c'est qu'on a vu un Nasri en mode sénateur qui n'a pas frappé une fois au but, aux antipodes du Nasri virevoltant qui nous plaît tant.




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